BismiLLehi Er-Rahmâni Er-Rahîm

Allâh – Ta’âla – dit : « Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. » [1] Et : « Dis : Voici ma voie, j’appelle les gens [à la religion] d’Allâh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allâh ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » [2]

De même, il ne doit pas y avoir de division au sein de la Communauté, ou bien que celle-ci soit éprouvée, sur la base de ce qui n’a pas été ordonné par Allâh et Son Prophète, à l’exemple de celui qui dit à un homme : « Tu es un Chakîlî ou un Qaranfadî ? » Certes ces noms sont vains, ce sur quoi Allâh n’a pas descendu d’autorité, et cela ni dans le Livre d’Allâh, ni dans la Sounnah de Son Messager (ﷺ) et ni dans les traditions bien connues parmi les imâms anciens, [on n’y trouve] ni Chakîlî et ni Faranqadî. L’obligation qui s’impose au musulman, lorsqu’il est interrogé sur cela, et qu’il dise : « Non, je ne suis ni Chakîlî et ni Faraqandî, au contraire, je suis musulman suivant le Livre d’Allâh et la Sounnah de Son Messager. »

Il nous a été rapporté sous l’autorité de Mou’awiyyah Ibn Abî Soufyân qu’il a interrogé ‘AbdouALLÂH Ibn ‘Abbâs (radhiALLÂH ‘anhoumâ) : « Es-tu sur la religion de ‘Alî ou bien celle de ‘Outhmân ? » – Il répondit : « Je ne suis ni sur la religion de ‘Alî, ni sur celle de ‘Uthmân, bien au contraire, je suis sur la religion de l’Envoyé d’Allâh. » Comme également tous les anciens qui disaient : « Toutes ces passions seront en enfer. » Et l’un d’entre eux dit : « Je ne me soucie guère de savoir lequel de ces deux bienfaits est le plus grand ? Qu’Allâh m’ait guidé à l’Islâm ou qu’Il m’ait évité ces passions. » Et certes Allâh dans le Qor’ân nous a nommés : « Musulmans », « Croyants », « Adorateurs d’Allâh ». Ne nous détournons pas des noms par lesquels Allâh nous a nommés, pour des noms que les gens ont innové, qu’ils ont donné eux et leurs pères sur lesquels Allâh n’a pas donné d’autorité. Bien plus, nul ne peut, en vertu des noms qu’il est permis de porter, éprouver les gens qui se rattachent par exemple à un Imâm comme « El-Hanafî », « al-Malikî », « Ech-Chafi’î » et « El-Hanbalî » , ou à un SHeikh comme « El-Qâdrî », « El-‘Adawî » et ce qui ressemble à cela. Ou qui se rattachent à une tribu comme « El-Qayssî » et « El-Yemanî », ou à des métropoles comme « El-Châmî », « El-‘Irâqî » et « El-Misrî ». Il n’est donc pas permis à quiconque d’appeler les gens à cela. Il n’y a pas d’affection avec ces noms et pas de règle a cela. Bien au contraire, la plus noble des créatures auprès d’Allâh est celle parmi eux qui Le craint le plus quelque soit le groupe. [3]


[1] Coran, 3/31

[2] Coran, 12/108

[3] Madjmou’ El-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 2/255

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