Mais il n’a pas dit : « tout égarement mène en Enfer » [2] On voit parfois s’égarer des gens qui cherchent la vérité, qui ont fait de leur mieux pour la découvrir, mais qui en ont été incapables. Ils ne sauraient être châtiés pour cela. Ils s’acquittent aussi parfois d’une partie des ordres qu’ils ont reçus, ils recueilleront la récompense de leur effort. L’erreur qui les a fait s’égarer hors de la réalité de l’ordre d’Allâh leur sera pardonnée.
Beaucoup parmi les Mudjtahid [3], aussi bien parmi les premières générations que parmi celles qui les suivirent, ont tenu des propos ou fait des actions qui étaient des innovations, sans qu’ils ne sachent que cela en étaient. Ils s’étaient fiés à des traditions faibles pensant qu’ils étaient authentiques. Ils avaient compris de certains versets coraniques ce qu’il n’en découlait pas, ou enfin avaient eu une opinion personnelle, alors qu’il existait sur la question des textes qui n’étaient pas venus à leur connaissance. Lorsque la personne craint Allâh autant qu’elle le peut, elle entre dans ce verset :
« Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. »
[4]
Et dans le Sahîh, Allâh dit : « Certes, c’est accordé ». Mais ce sujet doit être traité ailleurs.
Le but visé en cela, est que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a exposé clairement la totalité de la religion par le Livre et la Sounnah. Le consensus - le consensus de la Communauté - est aussi une vérité. Certes la Communauté ne saurait tomber d’accord sur ce qui constitue un égarement. De même, le raisonnement par analogie authentique est une vérité et s’accorde avec le Livre et la Sounnah. [5]

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