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Commentaire de Hadîth

« Qu’en est-il du beau-frère de la femme ? - Le beau-frère, c’est la mort ! »

Al-Imâm Muhyî ad-Dîn Abî Zakaria Yahya Ibn Charaf an-Nawawî

mardi 25 avril 2006, par Ismail

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

D’après ‘Uqba Ibn ‘Âmir le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Evitez d’entrer chez les femmes ». Et un homme issu des Ansar lui dit : « Qu’en est-il du beau-frère de la femme ? » - « Le beau-frère, c’est la mort. » [1]

L’Imâm An-Nawawî (rahimahullâh) dit certes que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le beau-frère, c’est la mort. » Al-Layth Ibn Sa’d dit : Le beau-frère c’est le frère du mari et ce qui fait partie des proches du mari comme les fils de l’oncle et ce qui y ressemble. Il y a unanimité des linguistes sur le fait que : « al-Ahmâ » sont les proches parents du mari, comme son père, son frère, son neveu, son cousin, et autres qu’eux.

Quant à la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) : « Le beau-frère, c’est la mort. » elle signifie : que [dans la fréquentation de la femme de son frère] cela devrait lui inspirer une plus grande peur pour le potentiel mal que cela peut lui causer. En effet, la tentation qui risque de résulter de sa présence est plus grande en raison de la possibilité qui lui est donnée de s’approcher de la femme de son frère et de rester seul avec elle sans susciter de répréhension. Ce qui n’est pas le cas pour une personne étrangère [à la famille].

Et ce qui est voulu à travers le terme « al-Hamoû » ici, c’est les proches parents du mari autres que ses parents et ses enfants. Car assurément, ses parents et ses enfants sont des « Mouhâram » [personnes avec qui le mariage est interdit] pour son épouse. Et il leur est donc permis de rester seuls avec elle ; ils ne peuvent pas être qualifiés de cause « de mort » [al-Mawt]. Quant aux frères, neveux, oncles, cousins et autres qu’eux, ils ne sont pas des « Mahrâm ». Les gens ont l’habitude de faire preuve d’indulgence à leur égard et de les laisser seuls avec les femmes de leurs frères. Ce qui constitue « la mort » [comme mentionnée dans le hadîth]. La présence du beau-frère mérite plus d’être interdite que celle d’un étranger à cause de ce que nous avons rappelé, et ce que je viens de mentionner est ce qui est le plus juste du sens voulu du hadîth.

Et ce qui est rappelé par al-Mâzarî [sur ce hadîth] qui fait mention du fait que ce qui est voulu [dans ce hadîth] à travers « al-Hamoû » [le beau-frère], c’est le père du mari, et il dit : « l’interdiction est liée au père du mari. » Mais c’est un « Mahram », comme peut il être étranger ? Cette parole est caduque et rejetée. Il n’est pas permis de prendre le hadîth dans ce sens. Il est dit de al-Qâdhî d’après Abî ‘Ubayd que le sens voulu dans « Le beau-frère, c’est la mort. » est qu’il meurt et qu’il ne fasse pas cela. C’est aussi une parole caduque. Plutôt, ce qui est le plus juste, c’est ce qui a été avancé précédemment [dans l’explication du hadîth].

Ibn Al-‘Arabî dit : c’est une expression utilisée par les Arabes dans le même sens qu’ils disent : « le lion, c’est la mort ! » c’est-à-dire que sa rencontre est à l’exemple de la mort. Al-Qâdhî dit : le sens voulu dans l’isolation avec le beau-frère [al-Ahmâ] est que le fait de rester seuls peut provoquer la tentation et la perdition dans la religion, d’où la comparaison de cette situation à la mort. Cette tournure [le beau-frère, c’est la mort] souligne la gravité de la chose [...] [2]

Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî - n° 4934 et par Muslim - n° 2172

[2] Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 14/378-379

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