Le chemin des anciens pieux

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La longue prière du Prophète (ﷺ)

SHeikh Mouhammad Ibn Sâlih El-‘Uthaymîn (rahimahouALLÂH)

mardi 28 avril 2020, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi Er-Rahmâni Er-Rahîm

Houdheifah Ibn Tamân (radhiaALLÂHou ’anhou) a dit : « J’ai prié un soir avec le Prophète. Il commença dans la première unité de prière (raka’ah) à réciter le chapitre « la vache » (le plus long du Coran). Je me suis alors dit : « Il va sûrement s’arrêter au verset cent ». Mais il poursuivit sa lecture. Je me suis dis : « Il va finir le chapitre dans cette unité de prière ». Mais il entama le chapitre « les femmes » jusqu’à sa fin et entama celui de « la famille d’Imrân » qu’il récita entièrement. Il lisait pourtant en bien articulant toutes les lettres. Chaque fois qu’il passait par une invocation Allâh, il L’invoquait. Chaque fois qu’il passait par une demande de la protection d’Allâh, il faisait cette demande. Puis il se courba et se mit à dire : « Gloire et pureté à mon Seigneur Le Très Grand ». La durée de son attitude courbée était proche de celle de son attitude debout. Puis il dit : « Qu’Allâh entende celui qui L’a loué ! Notre Seigneur, louange à Toi. Puis il se redressa et resta dans cette attitude une durée proche de celle de son attitude courbée. Puis il se prosterna en disant : « Gloire et pureté à mon Seigneur le Très- Haut ». La durée de sa prosternation était voisine de celle de sa station debout. » [Rapporté par Mouslim]

Le Prophète ‎(ﷺ) a réunis (dans cette prière nocturne) entre la récitation, le rappel et les invocations, ainsi que la réflexion. Celui qui demande au moment où il demande (â Allāh), qu’il recherche protection au moment où cela est fait, et lorsqu’il glorifie Allāh, il réunit sans aucun doute, la méditation et la réflexion. Cette prière nocturne constitue ainsi un des jardins du rappel par : la lecture, la glorification, l’invocation et la réflexion.

Dans tout cela il ‎(ﷺ) ne s’inclinait pas. Ces trois sourates : El-Baqarah, En-Nissā et El-Imrān représentent plus de cinq djouz et quart. Et médite si la personne les récitaient avec lenteur, demandait refuge auprès d’Allāh concernant un verset parlant de la menace, qu’il demandait lors d’un verset parlant de miséricorde, qu’il glorifiait dans un verset glorifiant, combien de temps prendrait-il ? Longtemps. C’est pour cela qu’il ‎(ﷺ) restait debout au point que ses pieds s’enflaient et se fendillaient. [1]

Notes

[1Charh Er-Riyādh Es-Sālihīn de SHeikh Ibn ‘Uthaymīn (rahimahouALLĀH), 2/93

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