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Le jugement concernant la polygamie en Islâm

Règles & fondements

samedi 26 avril 2014, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Allâh - Ta’âla - dit dans Son Saint Livre : « Et si vous craignez de n’ être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d’ épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » [1]

Sur la base de ce verset - SHeikh Ibn Sa’dî (rahimahullâh) - dit qu’il y a une permission pour celui qui le souhaite de se marier avec une deuxième, une troisième ou une quatrième femme sans aller au-delà. Mais la condition est d’être juste et équitable avec elles [2] Ce texte autorise la polygamie. Le noble verset l’a autorisée et indiqué que l’homme peut épouser une ou deux ou trois ou quatre femmes en même temps et ne peut pas dépasser quatre épouses. C’est l’explication que l’exégète et les jurisconsultes ont fait des versets et leur avis a fait l’objet d’un consensus unanime des musulmans.

La permission en Islâm de la polygamie est basée sur deux conditions :

  • Premièrement : l’équité prescrite par la parole d’Allâh - Ta’âla - citée plus haut. Ce verset indique que l’équité est une condition pour l’autorisation de la polygamie. Si l’on craint de ne pas être équitable à l’égard des épouses en cas de polygamie, on doit se contenter d’une seule épouse. L’équité requise consiste à assurer le même traitement à ses épouses par rapport aux dépenses, à l’habillement, à la cohabitation et à d’autres affaires matérielles que l’on peut maîtriser. S’agissant de l’équité dans l’amour et les sentiments du coeur, on n’est pas tenu de l’appliquer. On ne la lui demande pas parce qu’il n’en est pas capable. C’est la signification de la parole d’Allâh - Ta’âla : « Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [3].
  • Deuxièmement : la capacité d’assurer la prise en charge vitale des épouses. Il n’est pas permis d’accorder dans la Législation une chose à une épouse sans l’accorder aux autres [4]. Aussi, celui qui craint d’être injuste comme indiqué dans le verset : « mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » ne doit pas ajouter d’épouse. Ibn Kathîr (rahimahullâh) a expliqué cela dans son commentaire [5] du verset et appuie le verset à cela : « Vous ne pourrez jamais être équitable entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [6]

L’inégalité dans le partage entre les épouses :

Le partage est de deux sortes : financier et corporel. Au niveau corporel, c’est le fait de lui causer du préjudice sur sa nuit. Il est obligatoire d’être à l’égard des épouses totalement équitable, et de faire preuve d’inégalité entre elles. Le partage corporel est obligatoire comme l’indique la Parole d’Allâh – Ta’âla - :

- « Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété. »  [7]

Et sur la pratique du Prophète, Anas ibn Malik (qu’Allâh l’agrée) dit : « Selon la Sounnah, quand un homme marié prend une autre femme vierge comme épouse, il doit rester auprès d’elle sept jours (avant de retourner chez sa première femme), et quand un homme déjà marié avec une vierge, contracte un second mariage avec une femme qui était autrefois mariée, il doit rester trois jours auprès d’elle (avant de retourner à son premier lit). » Dans le cas contraire il a péché. Il a été rapporté de Ahmad et les gens des sounans avec une chaine de transmission authentique, que le Prophète (allallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Celui qui a deux femmes et n’a pas été équitable entre elles viendra le jour du jugement en ayant son corps penché. » De la même manière pour ce qui est du partage financier, le fait d’être équitable est obligatoire, et il est interdit dans ce cas aussi de manquer de justice. [8]

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima disent que le fait d’être juste et équitable entre les épouses est obligatoire, et cela s’applique sur les vêtements, la nourriture, la cohabitation et autres. Et cela est un fondement et il faut craindre Allâh - Ta’âla - sur cela et être juste avec elle [9]

Blâmer celui qui désire prendre plus d’une femme :

Cela fait partie des fléaux que laissent apparaître les ennemis de la Législation. La permission de la polygamie fait partie de la Législation. De cette manière, il est nécessaire de se conformer et d’accepter cette règle. Quant au fait de blâmer le polygame, cela ne peut provenir que soit d’un ignorant, soit d’une personne touchée de doute et d’ambiguïté dans son cœur, qui sont dans leurs divergences. Allâh – Ta’âla – dit :

« Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci alors une seule » [10]

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) s’est marié avec plus d’une femme, et de la même manière les Compagnons. La polygamie est permise et acceptée. Et elle peut-être dans certains cas, recommandé pour celui dont une femme n’est pas suffisante, et qui en désire une autre. [11]

Notes

[1Coran, 4/3

[2Tayssir ul-Karîm al-Rahmân fî tafsîr Kallâm al-Manân du SHeikh Ibn Sa’dî, 1/275

[3Coran, 4/129

[4Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 9/6669-6670

[5Tafsîr al-Qor’ân al-’Adhîm de Ibn Kathîr, 2/212

[6Coran, 4/129

[7Coran, 5/8

[8Al-Mindhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ’ ach-Châ-i’ah du SHeikh Sâlih Âl-SHeikh, p. 110 - 111

[9Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 19/180

[10Coran, 4/3

[11Al-Mindhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ’ ach-Châ-i’ah du SHeikh Sâlih Âl-SHeikh, p. 87

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