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Le comportement des musulmans face aux gouvernants

SHeikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Abdullâh Ibn BâZ (rahimahullâh)

mardi 14 janvier 2003, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Le comportement des musulmans face aux gouvernants

Le fondement dans la Loi islamique formule : « Qu’il n’est pas permis de repousser un mal par un mal plus grave, et qu’il faut employer un moyen susceptible d’écarter le mal ou de l’amoindrir » Écarter un mal par un autre plus important n’est pas permis selon le consensus des musulmans. Si le groupe qui veut provoquer la chute d’un gouvernant ayant commis un acte qui implique une mécréance claire possède la capacité de le remplacer par un gouvernant droit et bon, sans que cela ne provoque de grands dégâts pour les musulmans ou un mal plus important que celui que l’on reproche au gouvernant, il n’y a aucun inconvénient à le faire.

Si la rébellion risque d’entraîner de grands dégâts, du désordre, de l’injustice à l’égard des gens et l’assassinat d’innocents entre autres grands dégâts, il n’est alors pas permis. Au contraire, il faut patienter, écouter et obéir dans le bien, donner de bons conseils aux autorités, les appeler à faire du bien et s’efforcer à amoindrir le mal et à encourager le bien. Voilà la voie droite dans laquelle il faudrait s’engager. Car c’est ce qui permet de sauvegarder les intérêts de l’ensemble des musulmans. C’est aussi ce qui permet de réduire le mal et de développer le bien et d’éviter aux musulmans un mal plus important et de maintenir la sécurité et la paix en leur sein. [1]

Notes

[1Madjmou’ Fatâwa de SHeikh Ibn Bâz, 8/204

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