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Le choix des jurisconsultes auprès desquels on s’instruit

L’Imâm al-Baghdâdî (rahimahullâh)

samedi 26 avril 2003, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Le choix des jurisconsultes auprès desquels on s’instruit

Celui qui veut s’instruire doit se tourner vers les jurisconsultes connus pour leur piété, leur discrétion et leur modestie.

Nous tenons en effet d’après Madhî Ibn Maymoun, qui rapporte avoir entendu Muhammad Ibn Sîrîn (rahimahullâh) dire : « Ce savoir fait partie de la religion. Faites attention chez qui vous la prenez. » [1]

[...]

Ce jurisconsulte doit donner l’image de celui qui a les qualités du savant telles que la patience, la longanimité, la modestie devant l’étudiant, la possibilité face aux apprenants, la douceur et la bonté à l’égard des Compagnons. Il doit aussi dire la vérité, bien conseiller ainsi qu’avoir les autres qualités et les beaux attributs.
Nous retrouvons chez ’Alî Ibn Abî Tâlib des propos où il rassemble ce que nous venons d’énumérer et ce que nous venons de montrer d’une manière générale.

[...]

Nous tenons d’après Souleyman [c’est-à-dire Ibn Mûssa] qui dit : « N’apprenez pas le Qor’ân chez scribes ni le savoir chez les simples dépositaires d’écrits. » [2] Nous tenons d’après Baqiyyah qui rapporte avoir entendu Thawr Ibn Yazîd dire : « Les scribes ne doivent pas donner des fatwas » [3]. Quant à Abû Zur’a, il affirme : « Les scribes ne doivent pas donner de fatwas, de même que les transcripteurs du Qor’ân ne doivent l’enseigner. »

Nous tenons de ’Alî Ibn Ahmad Ibn ’Oumar al-Mourqî, d’après Ismaïl Ibn ’Alî al-Khatbî , d’après ’Abdallâh Ibn Ahmad Ibn Hanbal qui dit avoir interrogé son père [Ahmad Ibn Hanbal] au sujet de l’homme qui garde chez lui des livres compilés où se retrouvent des paroles du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam), les divergences de ses Compagnons et de leurs successeurs alors que cet homme ne sait pas distinguer le Hadîth faible délaissé ni les références puissantes des faibles. Il a demandé à son père si celui-là avait le droit d’utiliser ce que bon lui semble, d’avoir des références pour donner des fatâwas et les appliquer. Son père répondit qu’il n’en avait pas le droit avant d’interroger au sujet de ce qui peut être suivi avec justesse, ainsi il agira sur une base solide et interroger les savants. [4]

Le jurisconsulte doit avoir une réputation solide au sujet de la connaissance du fiqh et de son intérêt exclusif pour lui. Nous tenons d’après Al-Hassan Ibn Abî Bakr, d’après Muhammad Ibn al-Hassan Ibn Maqsim al-Mouqrî, d’après al-Fayrayâbî qui dit tenir de Muhammad Ibn Ismaïl qui rapporte avoir entendu Ismail Ibn Abî ’Ouways reprendre les paroles suivantes de son oncle maternel Mâlik Ibn Anas :

« Ce savoir est une affaire de religion, faites attention chez qui vous apprenez votre religion. J’ai rencontré jusqu’à soixante dix parmi ceux qui rapportent les paroles d’un tel citant le Messager d’Allâh, paroles prises sous les colonnes et il montra la mosquée du Prophète et je n’ai rien consigné de ce qu’ils rapportaient. Si l’on devait confier un bien à l’un d’eux, il aurait été fidèle mais ils n’étaient pas hommes de cette discipline. Arrivait alors Muhammad Ibn Muslim Ibn ’Ubayd Allâh Ibn Abdallâh Ibn Chihâb et y avait foule chez lui. » [5] [6] [7]

Notes

[1Rapporté par Muslim, Abû Na’îm, Ibn Sa’ad

[2Rapporté par al-Hâfidh dans « al-taqrîb », Ibn sa’ad dans « al-Tabaqat »

[3Chaîne de transmission authentique

[4Massâ-îl al-Imâm Ahmad

[5Abû Bakr Ahmad Ibn ’Alî Ibn Thâbit Ibn Ahmad Ibn Mahdî al-Khatîb. D’origine arabe, il est né en 392, et certains disent en 391. Mort en 463 del’hégire

[6Rapporté par Ibn ’Abdel-Barr dans « al-Tamhîd » - Isnâd sahîh

[7Kitâb « al-Faqih wal-Moutafaqih » de L’Imâm al-Baghdâdî, 2/191

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