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Le besoin de l’adorateur dans l’Unicité d’Allâh

SHeikh al-Islam Ibn Taymiyyah (rahimahullâh)

jeudi 9 avril 2015, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Sache que le besoin qu’à l’adorateur de son Seigneur implique qu’il l’adore et ne Lui donne aucun associé. Il n’y a pas de pareil auquel on peut Le comparer. Cependant, ce besoin s’apparente, sous certains aspects, au besoin qu’a le corps de nourriture et de la boisson même s’il y a entre les deux états de nombreuses différences. L’adorateur n’est, en réalité, que par son cœur et son âme et celle-ci n’a de valeur que par son Seigneur, Allâh – ‘Azza wa Djal, en dehors de Qui il n’y a pas de divinité. Elle ne trouve l’apaisement dans ce bas-monde que par le rappel d’Allâh – ‘Azza wa Djal. Et même si l’adorateur trouve du plaisir et de la joie en autre qu’Allâh – ‘Azza wa Djal, cela ne dure pas. Au contraire, cela change d’un genre à un autre, et d’une personne à une autre. Quant à son Seigneur, l’adorateur en a un besoin permanent, en toute situation et où qu’il soit, Allâh – ‘Azza wa Djal – est avec lui. [1]

Le besoin nécessaire de la Révélation pour l’adorateur est beaucoup plus important que le traitement pour le malade. Ce qui pourrait apparaître de plus grave en cas d’absence de médecin est la mort des corps. Par ailleurs, si l’adorateur n’acquiert pas la lumière et la vie de la Révélation, son cœur connaîtra une mort qui ne laissera plus aucun espoir de vie ou une fatalité qui ne sera jamais plus accompagnée d’aucun bonheur. Il n’y a donc de bonheur que dans le suivi de l’Envoyé, car Allâh n’a réservé la réussite qu’à ses croyants et à ceux qui le secourent. [2]

Le début de la religion et sa fin, sa forme extérieure et intérieure, est l’Unicité d’Allâh [Tawhîd]. C’est consacrer la religion pure tout entière à Allâh, c’est donner réalité au fait de dire qu’il n’y a point de divinité si ce n’est Allâh. Même si les Musulmans ont en commun de reconnaître ces choses, ils se distinguent les uns des autres pour ce qui est de leur donner réalité, d’une manière que nous ne sommes pas en mesure de fixer avec précision. Ainsi beaucoup d’entre eux ont-ils pour opinion que la proclamation de l’Unicité [Tawhîd] qui leur est imposée consiste à déclarer et à tenir pour vrai [Tasdîq] qu’Allâh est le Créateur de toute chose et en est le Seigneur. Ils ne distinguent pas entre proclamer l’Unicité de la Seigneurie [Tawhîd al-Rouboûbiyyah] – chose que les associateurs d’entre les Arabes disaient – et l’Unicité de la Divinité [Tawhîd al-Ilâhiyyah], vers laquelle le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa salam) les a invités. Et ils n’allient pas la proclamation verbale de l’Unicité et sa proclamation dans la pratique. [3]

L’adorateur reconnaît qu’Allâh est son Seigneur, son Créateur, et qu’il est pauvre de Lui, qu’il a besoin de Lui, il connaît la servitude rattachée à la Seigneurie d’Allâh. Cet adorateur interroge son Seigneur, Le supplie et s’en remet à Lui. Peut-être obéit-il à Son ordre et peut-être y désobéit-il. Peut-être avec cela, L’adore t-il et peut-être adore-t-il Satan et les idoles. L’exemple de cette servitude ne fait pas de différence entre les gens du Paradis et du Feu, et, par elle, l’homme ne devient pas croyant. [4]

Notes

[1Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 1/24

[2Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 19/97

[3Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 10/264

[4Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 10/106

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