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Le Prophète pendant le mois de Cha’bân

SHeikh ’Abdullâh al-Bassâm (rahimahullâh)

mercredi 1er octobre 2014, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Pendant le mois de Cha’bân, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) enchaînait plusieurs jours de jeûne consécutifs, au point qu’on pensait qu’il ne rompait pas, si ce n’est qu’il ne jeûnait aucun mois complet en dehors de Ramadhân. De même, il rompait le jeûne plusieurs jours consécutifs au point qu’on pensait qu’il ne jeûnait pas. Le motif de l’enchaînement de plusieurs jours de jeûne ou de rupture, est qu’il observait un intérêt en cela, ainsi lorsque survenaient des jours où il était moins occupé, il jeûnait, alors que lorsque son temps était compté en raison du fait qu’il oeuvrait pour les musulmans, il préférait rompre son jeûne et se consacrer à ses tâches plutôt qu’au jeûne. La preuve de cela est que son jeûne ou sa rupture ne survenait pas en des temps spécifiques ou en un mois particulier.

Et dans le cadre du mois de Cha’bân, il y multipliait les jours de jeûne, soit par considération envers le mois de Ramadhân, en faisant de ce jeûne une pratique semblable à la prière surérogatoire faite avant la prière obligatoire. Ou encore le fait de s’exercer et de se mettre en condition pour le jeûne de Ramadhân qu’il n’abordait pas sans que l’âme n’y soit prédisposée. Certains ont également dit que cela était dû au fait que nombre de gens négligent le mois de Cha’bân en raison du fait qu’il se trouve entre deux mois éminents, que sont le mois de Rajab et Ramadhân. Il est dit dans Souboul as-Salâm : « Et il jeûnait sans doute pour l’ensemble de ces règles. » C’est une preuve que son jeûne n’était pas fait en des moments spécifiques, et qu’il convient au musulman d’observer où se trouve l’intérêt dans son adoration, en donnant priorité à ce qui est le plus important et également à ce qui représente l’intérêt général, sans négliger le reste. L’organisation du temps et l’aménagement des oeuvres est une chose à laquelle encourage la noble Législation. Le musulman doit diriger son âme et l’entraîner à l’obéissance à Allâh - Subhânahu wa Ta’âla - jusqu’à ce qu’elle y soit habituée et que l’adoration lui devienne aisée, après qu’elle ait été difficile et lourde. [1]

Notes

[1Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm du SHeikh ’Abdullâh al-Bassâm, 3/595-596

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