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La position essentielle en cas de divergence

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh)

lundi 1er janvier 2018, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Allâh – Ta’âla – dit : « Ils diront : « ils étaient trois et le quatrième était leur chien ». Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu’ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront : « sept, le huitième étant leur chien ». Dis : « Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n’en est que peu qui le savent ». Ne discute à leur sujet que d’une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne. » [1]

Ces nobles versets impliquent, à cet endroit, un comportement décent à tenir sur un tel sujet et un enseignement sur ce qu’il convient de savoir à ce sujet. Allâh a informé à leur sujet avec trois dires. Il a rendu les deux premiers défaillants et s’est tût sur le troisième qui prouve son authenticité. S’il était défaillant, il l’aurait récusé comme il a récusé les deux autres. Ensuite, il a indiqué que connaître leur nombre est chose vaine. Il est dit sur un cas semblable : « Dis : « Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. » Il y a peu de gens à qui Allâh a permis de le savoir. À ce propos, il dit : « Ne discute à leur sujet que d’une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne. » C’est-à-dire, ne te donne aucune peine pour ce qui est vain et ne questionne pas à ce sujet, car ils n’ont comme connaissance en cela que la conjecture.

Ceci est la meilleure chose à faire lorsqu’on rapporte une divergence. C’est-à-dire qu’il faut d’abord détenir tous les dires sur le sujet, puis que l’on attire l’attention sur ce qui est authentique et d’annuler ce qui est nul. Ensuite, mentionner l’intérêt et le bénéfice de la divergence, pour ne pas que le désaccord et la divergence sur ce dont il n’y a pas d’intérêt ne se prolongent et qu’on s’en préoccupe au dépend de ce qui est plus important.

Quant à celui qui parle d’une divergence sur une question donnée et ne détient pas tous les dires à ce sujet, ceci est insuffisant du fait que ce qui est juste peut se trouver dans ce qu’il a laissé. Ou bien, il parle de divergence et la laisse telle quelle, sans attirer l’attention sur ce qui est authentique parmi les dires. Ceci est également insuffisant. S’il authentifie volontairement ce qui n’est pas authentique, c’est qu’il ment intentionnellement, ou qu’il le fait par ignorance, c’est qu’il commet une faute.

De même pour celui qui place une divergence là où il n’y a aucun intérêt, ou parle de divergence dont les expressions sont nombreuses et que la conclusion revient à la signification d’un ou deux dires, il a gaspillé du temps. Il parle de beaucoup de choses qui ne sont pas authentiques. Il est comme celui qui a revêtu le vêtement du mensonge. Allâh est celui qui assiste ce qui est juste. [2]

Notes

[1Coran, 18/22

[2Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 13/368

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