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La fraude et la tromperie en Islâm

SHeikh al-Islam Ibn Taymiyyah (rahimahullâh)

vendredi 21 août 2015, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

La fraude et la tromperie en matière de religion existent dans le cas où l’on peut, par exemple, considérer des paroles ou des actes comme des innovations contraire au Qor’ân, à la Sounnah et à l’avis unanime des Aciens de la Communauté. Citons le fait de hausser le ton et de faire du vacarme dans les mosquées des musulmans, d’insulter l’ensemble des Compagnons ou l’ensemble des musulmans, d’insulter leur imâms ou leurs Sheikhs, d’insulter les responsables de leurs affaires unanimement reconnus et estimés. Citons aussi le fait de démentir les traditions du Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) qui ont été admises par les gens de science et de colporter des traditions apocryphes faussement attribuées au Prophète. Citons aussi le fait d’exagérer dans la religion et d’en arriver au point d’accorder aux humains un statut divin ainsi qu’au point d’autoriser à enfreindre la Loi du Prophète. Citons aussi l’impiété touchant aux noms d’Allâh et à Ses Signes, l’altération du sens des mots, la négation de la prédestination, le fait de s’opposer aux ordres et aux interdictions dus aux décrets et à la toute-puissance d’Allâh.

Citons enfin le fait de se livrer à des actes de sorcellerie et de charlatisme pour essayer de rivaliser avec les miracles des prophètes et les prodiges des saints, de manière à l’emporter sur eux et à se donner les fausses apparences de la piété. Nous sommes là sur un vaste sujet qui demanderait de longs développements. Quiconque s’adonne ouvertement à l’une de ces actions condamnable devra être empêché de continuer et devra être puni s’il ne se repent pas ; on lui appliquera les sanctions canoniques comme la mise à mort, la flagellation etc. La personne aura pour devoir de réprimander vigoureusement ceux qui parlent ou agissent de la sorte et, s’il n’y a que suppositions, il les empêchera de faire des adeptes et de prendre des précautions. C’est ainsi que ’Oumar Ibn Khattâb (radhiallâhu ’anhu) empêchait les jeunes garçons de fréquenter quelqu’un dont on soupçonnait la moralité.

Cette manière de faire est comparable aux précautions dont l’on s’entoure pour accepter le témoignage de ceux que l’on accuse de mensonge ou pour faire confiance à ceux qui sont accusé de traîtrise ou encore pour traiter avec ceux dont on craint les tergiversations. [1]

Notes

[1Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/106-107

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