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Interroger plus d’un savant pour une même question

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)

vendredi 12 août 2016, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Peut-on interroger plus d’un savant ? Quand les avis donnés divergent, doit-on en retenir le plus facile ou celui contient le plus de précautions ? Puisse Allâh vous récompenser par le bien.

Quand on a interrogé un savant dont on juge l’avis sûr, on n’est pas autorisé à aller interroger un autre savant, car cela revient à jouer avec la religion d’Allâh et à se livrer à la recherche aux dispenses, en interrogeant untel puis un tel autre, si l’avis du premier ne nous convient pas, puis un troisième si l’avis du deuxième ne convient pas, etc. Les savants ont dit que celui qui se livre à la recherche aux dispenses tombe dans la perversion.

Il arrive toutefois qu’on ne dispose que d’un savant et qu’on l’interroge par nécessité avec l’intention d’interroger un autre plus rassurant, quant à son savoir et sa religiosité, si on en trouvait. Il n’y a aucun inconvénient à ce que celui qui se trouve dans une telle situation interroge le premier, quitte à interroger plus tard un autre mieux instruit.

Quand on est en face d’avis ou sermons ou conseils contradictoires, par exemple, on suit celui qu’on croit plus proche de la vérité compte tenu de son savoir et de son engagement religieux. Si deux savants sont égaux dans leurs savoirs et leur piété, certains savants disent que dans ce cas, on suit celui qui prend le plus de précautions, le plus rigoureux. On dit encore qu’on s’en tient au plus facile. Voilà ce qui est juste. En effet, quand les avis se valent, on en retient le plus facile, la religion d’Allâh – Ta’âla - étant fondée sur l’aisance et la facilité, et non sur le rigorisme.

C’est à ce propos que ‘Aîcha (radhiallâhu ‘anha) disait dans sa description du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) : « Chaque fois qu’il avait à choisir entre deux affaires, il retenait la plus facile, à moins qu’elle soit entachée d’un péché. » Certes, la base c’est la dispense et l’absence de péché, alors que le dire le plus dur, fait référence au péché. [1]

Notes

[1Liqâ-at ul-Bâb il-Maftoûh du SHeikh Ibn ’Uthaymîn, p. 618

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